Le système nerveux, les chemins intriqués

This page is also available in english.

Lorsqu’il fit son discours « J’ai un rêve » en 1963, Martin Luther King ne devait pas imaginer que 45 ans plus tard, un homme noir serait Président des États-Unis. Cela n’a pas pour autant changé la discrimination de certains envers les êtres humains différents d’eux. Pourtant, la force de l’humanité est dans la diversité des êtres humains qui la compose.

La vie ne sera jamais rien d’autre que ce que nous faisons de nos vies.
« Oh my God! » de Tanya Wexler

Le système nerveux compile des informations de nature différente afin d’engendrer la meilleure action qui va maintenir l’intégrité du corps humain :
Toujours par trois, l’information chemine

La structure des neurones -les cellules nerveuses– est le reflet de ses caractéristiques fonctionnelles.

Le neurone transporte une information efférente par l’intermédiaire d’un potentiel d’action :

  • Les dendrites captent les informations du milieu environnent extérieur et les propagent jusqu’au corps cellulaire ;
  • Le corps cellulaire ou péricaryon, soma contient le noyau, un seul axone en part ;
  • L’axone transporte l’information jusqu’aux cellules cibles ou un autre neurone, où elle délivrera l’information au niveau de jonctions spécialisées dénommées synapses.

Bien que le système nerveux humain possède plus de 10 milliards de neurones (une estimation plus que approximative), ils peuvent être classés néanmoins en l’un des trois types fonctionnels suivants :

  • Les neurones moteurs : véhiculent l’influx efférent du système nerveux central (SNC) ou des ganglions (groupe de corps cellulaires de neurones en dehors du SNC) vers les cellules cibles (effecteurs).
    – Les axones efférents somatiques ciblent le muscle squelettique,
    – Les axones efférents végétatifs (viscéraux) ciblent le muscle lisse, le muscle cardiaque et les glandes.
  • Les neurones sensitifs : véhiculent les informations afférentes des récepteurs vers le SNC.
    – Les axones afférents somatiques transportent la douleur, la température, les sensations tactiles, la pression et la proprioception (inconsciente),
    – Les axones végétatifs (viscéraux) véhiculent la douleur et d’autres sensibilités (comme les nausées) des viscères, des glandes et du muscle lisse vers le SNC.
  • Les interneurones : transmettent les informations entre neurones sensitifs et moteurs, formant ainsi un réseau intégré entre les cellules. Ils représentent probablement plus de 99% de tous les neurones de l’organisme.

Dans le SNC, les axones sont myélinisés par un oligodendrocyte (une cellule gliale ou névroglie) alors que les axones du système nerveux périphérique (SNP) sont entourées par une cellule de Schwann (une cellule gliale), sans être tous myélinisés, mais lorsqu’ils le sont, c’est la cellule de Schwann qui les myélinisent.

Deux signaux pour s’orienter

Le système nerveux est constitué de deux parties anatomiques avec des rôles spécifiques :

  • Le système nerveux central (SNC) : l’encéphale et la moelle spinale, c’est le centre de régulation et d’intégration ;
  • Le système nerveux périphérique (SNP) : les nerfs crâniens, les nerfs spinaux, et les ganglions, ce sont les lignes de communication entre le SNC et l’organisme. Il se sépare en deux voies :
    La voie sensitive (afférente) qui contient les neurofibres (axones et dendrites) somatiques et végétatifs et propage l’influx nerveux provenant des récepteurs vers le SNC,
    La voie motrice (efférente) qui contient les neurofibres somatiques et végétatifs et propage l’influx nerveux provenant du SNC vers les effecteurs (muscles et glandes).
    La voie motrice va alors se divise en deux avec le système nerveux somatique et le système nerveux autonome
    qui se divisera à son tour en deux avec le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.

Au sein du SNC, il existe une distinction binaire fondamentale, concernant la répartition des synapses.

La substance grise :

  • C’est une région où s’établissent les synapses (connections interneuronales) ;
  • Elle contient tous les corps cellulaires, toutes les synapses du SNC, et les capillaires ;
  • Les cellules de la névroglie (les cellules de soutien et de protection des neurones) sont : les astrocytes, les oligodendrocytes, la microglie.

La substance blanche :

  • C’est une région dépourvue de synapses ;
  • Elle est constituée principalement de faisceaux d’axones myélinisés (groupement de faisceaux),
  • Les cellules de la névroglie sont les oligodendrocytes pour le SNC ; et les cellules de Schwann pour le SNP.

La répartition de la substance grise et de la substance blanche diffère entre l’encéphale et la moelle spinale :

  • Au niveau de l’encéphale, la substance grise est périphérique, elle définit un cortex autour de la substance blanche centrale.
  • Dans la moelle spinale, la substance grise et les corps cellulaires des neurones qui lui correspondent sont situés dans la partie centrale de la moelle, où ils décrivent une forme de papillon ou en H que l’on peut distinguer de la substance blanche autour.

Le SNP est constitué de 31 nerfs spinaux qui émergent de la moelle spinale au niveau des vertèbres.

Il y a 8 paires cervicales, 12 paires thoraciques, 5 paires lombales et une paire coccygienne.

Chaque nerf spinal est formé :

  • D’une racine ventrale : pour la motricité des membres,
  • D’une racine dorsale : pour la sensibilité des membres.

Les rameaux ventraux convergent pour former des plexus.

Les croisements pour s’équilibrer

Un plexus n’est pas très différent d’un vaste réseau de différentes voies ferrées qui se connectent en une voie principale telle une gare de triage.

Le plexus nerveux est un mélange de fibres nerveuses issues de nerfs spinaux de niveaux adjacents, qui en définitive se distribue en plusieurs branches nerveuses « terminales », qui gagnent les régions périphériques et innervent ses muscles squelettiques, des articulations, et de la peau.

Les fibres nerveuses sont de trois types :

  • Les fibres nerveuses motrices somatiques pour innerver les muscles squelettiques ;
  • Les fibres nerveuses post-ganglionnaire sympathiques destinées à innerver le muscle lisse des follicules pileux, les vaisseaux et les glandes sudoripares ;
  • Les fibres nerveuses sensitives pour donner au système nerveux central les informations du monde extérieur, captées au niveau de la peau.

Voici en exemple la description du plexus brachial formé par les rameaux ventraux des nerfs spinaux C5-T1 :

  • Les racines : Les cinq rameaux ventraux de C5-T1 constituent les « racines » du plexus ;
  • Les troncs : Les cinq racines se réorganisent en trois troncs supérieur, moyen et inférieur qui s’engagent sous la clavicule devant la première côte ;
  • Les divisons : Chaque tronc donne deux divisions : une division antérieure et une division postérieure, et donc six divisions au total ;
  • Les faisceaux : les trois divisions postérieures s’associent pour former le faisceau postérieur, les faisceaux médial et latéral sont constitués par les combinaisons des divisions antérieures ;
  • Les branches terminales : le plexus donne naissance à cinq grosses branches qui innervent l’épaule, le bras, l’avant-bras et la main.

Un certain nombre de petits nerfs naissent de cette organisation (5-3-2-3-5) pour innerver quelques muscles du dos, et de la région antérieure et latérale de la cage thoracique.

Utilisons l’assise qu’offre une base triangulaire et l’amplitude d’une complémentarité binaire afin d’expérimenter le bonheur commun :

Si le corps humain est capable de coordonner toutes les informations
que ces capteurs lui envoi pour faire des actions, sans perdre l’équilibre,
en alternant une base contenant 3 types de données et des limites binaires ;

Nous pouvons définir des échelles à trois niveaux pour observation le monde
{Mondial – National – Individuel} {Privé – Professionnel – Citoyen} ;
et définir des signaux binaires pour orienter nos choix commun
{la guerre – la paix} {la liberté – le confort} ;

Cherchons à garder le monde en équilibre,
décidons ensemble des signaux vitaux pour vivre en harmonie.


Comme l’équilibriste sur son fil, le regard vers l’horizon, le corps droit et les bras en balancier, nous pouvons avancer sur le fil invisible de la Paix sur Terre que la Vie a tracé pour l’Humanité. Retrouvons-nous pour prendre notre destinée en main, choisissons en conscience notre avenir, à partir de là, nous pourrons définir des actions à faire.

Ancrons la Paix sur Terre


Abonnez-vous à la lettre

Nouvelles du Monde Fraternel

Contactez-nous

Humanite.Fraternelle@gmail.com

Page contact

Répondez à la question

La liberté et le confort, ont-ils la même signification lorsque nous sommes en paix, que lorsque nous sommes en guerre ?

Grâce à un commentaire.

Références bibliographiques :
Les informations sur le système nerveux sont extraites :
– du livre « L’anatomie à colorier Netter », John T. HANSE, Edition Elsevier Masson, 2017,
– des cours de médecine de l’Université de Tours.
L’image du neurone est extraite du livre « L’anatomie à colorier Netter », John T. HANSE, Edition Elsevier Masson, 2017.
L’image du plexus brachial est extraite du livre « Atlas d’anatomie humaine » 7ème édition, Franck H. NETTER, Editions Elsevier Masson, 2019.

Publié par Obel'Isa

Retrouver la paix intérieure : Source de la santé, l'harmonie avec le monde. {Find again inner peace: Source of the health, the harmony with the world.}

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :